16 septembre 2006

The sound of the suburbs

Complètement zappé ce morceau.
Et puis sans raison apparente, écoute en boucle, à la fois maladive et jouissive.
Comme pour beaucoup d'artistes aux débuts fracassants, les premiers disques de Tricky m'ont passioné, les suivants intéressé, les derniers ennuyé.
En 1999, juste avant de se faire virer d'une major et paradoxalement faire une musique plus convenue, le schizophrène Adrian Thaws fit un flop avec le moyen "Juxtapose", disque dont une fois n'est pas coutume il n'était pas le seul producteur.
A l'époque on parla surtout des titres enregistrés avec Dj Muggs qui appliquait le son brumeux de Cypress Hill sur le single "For real" et d'autres morceaux classiques, presque autoparodiques.
On omettait souvent de parler de Dame Grease, le bras droit du bad boy DMX qui signe ce brutal "Hot like a sauna" qui préfigure un peu les sons crunk et grime qui ont changé la face du hip hop ces dernières années.
Le beat et l'atmosphère sont opressants, et les invités Mad Dog (des London Posse) et de l'éphémère Kioka montent sauvagement la sauce, laissant alors son public, majoritairement rock, des plus perplexes.
Mais le fait qu'on ait rien entendu d'aussi efficace et urgent de sa part par la suite peut laisser penser que cette orientation là n'était peut être pas la plus mauvaise.

Tricky "Hot like a sauna"

I almost forgot this track.
From his last album to be released on a major, this Tricky song produced in 1999 by DMX beatmaker Dame Grease (introducing soulful vocals from Kioka and ragga flow from Mad Dog) was clearly ahead of its time, closer in terms of sound and urgency to grime and crunk than the so-called trip hop his disoriented fans were waiting for.
Listening
surprisingly often this makes me reckon he shoud have continued in this rough direction rather than his following plain works.

14 septembre 2006

Visit from drum

Même si elle jouit désormais d'un succès international (annoncé dès Avril), on peut difficilement trouver plus Anglaise que Lily Allen, voire même plus Londonienne.
Rien d'étonnant à entendre son single "Smile" remixé dans le genre le plus insulaire qui soit, la drum'n'bass, style passé de mode (du moins dans la presse) de ce coté ci de la Manche mais qui continue son bonhomme de chemin en soirée.
La version de Digital Soundboy alias Shy Fx (en photo) est par essence plus speed et conserve le coté ensoleillé de la chanson, contrairement au remix Baltimore de Aaron Lacrate trouvable en face B.
Dans le même état d'esprit mais un peu plus long à démarrer, le moins récent "Gold digger" de Kanye West subit un traitement similaire par High Contrast, coutumiers de la chose puisqu'ils ont aussi bien bastonné les White Stripes que Missy Elliott.

Lily Allen "Smile" (Digital Soundboy remix)

Kanye West "Gold digger" (High contrast remix)


Fancy some drum'n'bass ? Well I know this ain't the hippest dance style right now but these remixes are fine, especially the one for Lily Allen which maintain the shiny colour of the song, a little bit more speed tough.

Ms new booty

Direction le Brésil via... l'Allemagne avec la nouvelle compilation du formidable label Berlinois Essay Recordings, "Rio baile funk, more favela beats".
Un disque bouillant qui vient prolonger encore un peu l'été avec un son urbain, brut, décalé qui sévit depuis une dizaine d'années dans les clubs de Rio et que pas mal ont découvert en 2003-2004 grace au Dj New Yorkais Diplo, qui entre deux mixes produit les très rock'n' roll Bonde Do Role.
Un genre farouchement urbain, sexuel, décalé, qui emprunte autant au hip hop qu'à la musique locale, avec synthés criards, cuivres qui déraillent, percussions affolées et dans les morceaux choisis ci dessous des détournements jubilatoires de succès plus ou moins populaires que je vous laisse reconnaître.

Veronica Costa "Desce glamourosa"

Bonde Do Vinho "Toma Dengosa"

Two Brazilian tracks from the latest baile funk compilation available thanks to the german label Essay Recordings.
I especially enjoy the songs which samples pop or electronic hits, mixing with percussions, horns, synths ans riffs that make this rough genre one of the most exciting ever.

10 septembre 2006

This is Radio Clash

Ca peut paraître anecdotique et anachronique à l’heure des podcasts mais en ce week-end d’OM-PSG rien ne m’enthousiasme plus que l’arrivée de Radio Nova à Marseille, sur le 105.7.
Cette fréquence n’était plus attribuée depuis 2000 depuis la fin d’Utopie (une locale sur laquelle je fis mes modestes débuts au micro) année sinistre où Le Mouv. remplaça FIP et où le génial Lionel Richebourg se fit virer comme un malpropre de RTL.
Depuis les Phocéens n’avaient guère le choix niveau musique, entre une Galère inégale et bordélique et une Grenouille élitiste et soporifique, le reste des locales (Star, 13Fm…) jouant la carte du top 40, aucun intérêt.
Nova fut la première radio que j’écoutais quand je me suis équipé du net en 2001, ce n’est peut être plus la meilleure station du monde (trop de pub, plus assez d’électro) mais reste une commerciale de qualité, où les vrais classiques côtoient des surprises comme cette épatante reprise folk du tube de Rage Against The Machine par les Roueannais espiègles de
La Maison Tellier, qui démaquillent également élégamment la meilleure chanson de Britney.
Ils ont aussi des chansons à eux, que je vous encourage à découvrir sur leur
album sorti il y a quelques mois déjà.

La Maison Tellier “Killing in the name”

La Maison Tellier “Toxic” (Rough mix)

Two famous songs covered in a folk way by La Maison Tellier, a French band discovered thanks to the great Radio Nova which broadcasts in my town for the first time this week end and that you can stream on their website.

08 septembre 2006

Young Folks

Petite sélection de chansons reçues ces derniers temps, qui se détachent un peu du lot impressionnant de groupes qui atterrissent dans ma boite mail depuis l’ouverture de ce blog (j’ose à peine imaginer ce que ce serait si j’avais un myspace).
Saturna ont de chouettes lunettes de soleil et font du rock indé plutôt pas mal et se réclament de gens comme Dandy Warhols, Jesus and Mary Chain ou Doves.
Codebreaker, le groupe le plus cool de Milwaukee, avait déjà eu les honneurs de cette page et reviennent cet automne avec un EP qui poursuit leurs réjouissances électro funk avec un talk over à la Captain Sensible.
Enfin toujours dans la veine 80’s mais nettement plus mélancolique, Chris Price signe un morceau touchant, pour amateurs de Pet Shop Boys et New Order.

Saturna “Pop rocks”

Codebreaker “Here comes the night time”

Chris Price “And she was”

Some songs I received these weeks, which emerge from the impressive amount of mails from bands or labels who want to be reviewed here but unfortunately I can’t feature all of them.
Saturna are an indie band with cool sunglasses and they rock, Codebreaker return with another great funky track and the promising Chris Price sings a touching, melancholic synthpop that deserves some exposure.

Disco dance with you

Disposant de très peu d’infos sur le duo Anglais Reverso 68, seulement quelques maxis de disponibles et une page myspace on ne peut plus succinte, nous voilà donc bien embêté pour pondre un post à la mesure du plaisir que leur musique procure.

Pour meubler un peu on précisera que leur dernier maxi a reçu une bonne note sur un webzine influent et que leurs remixes aux nappes de synthé, lignes de basse et arpèges de guitare remarquables rappellent un peu les versions dub et disco que concoctent les Chicken Lips, et qu’à défaut de danser dessus vous taperez forcément des mains et du pied en les découvrant.

Reverso 68 "Tokyo disco part one"

The Juan Mac Lean " Tito’s way" (Reverso 68 remix)

Manhead “Doop” (Reverso 68 remix)

Introducing England’s Reverso 68 ain’t easy cos there’s almost nothing on their myspace but it won’t prevent you to move your feet to their Pfork-acclaimed latest release and to some great remixes which remind me a little bit of the dub et disco edits from Chicken Lips.

05 septembre 2006

Stephanie says

Pas mal d’albums de r’n’b en cette rentrée, après avoir aguiché l’été avec des singles tueurs, les stars du genre reviennent avec des productions plutôt bonnes, que ce soit Justin, Beyoncé, Kelis, il y a boire et à manger mais vu qu’ils et elles sont largement exposés, on s’intéressera ici à la plus classique Stephanie McKay.
Choriste chez Brooklyn Funk Essentials et une ribambelle de rappeurs, elle avait sorti un excellent disque solo passé un peu inaperçu en 2003, malgré le parrainage de Geoff Barrow de Portishead dont la touche reconnaissable entre mille assombrissait certaines complaintes telle que ce « Tell him ».
On y retrouvait aussi « Take me over » un single chaloupé qui samplait avec bonheur un classique reggae des 70’s.

Le récent « Tell it like it is » la montre sous un jour plus enjoué encore et devrait figurer sur son prochain essai à paraître avant la fin de l’année.

On la retrouve également sur un titre soyeux du dernier album de Amp Fiddler qu’elle accompagne régulièrement sur scène, comme lors de son excellent passage aux Eurockéennes il y a une paire d’années.

Stephanie McKay “Tell it like it is”

Stephanie McKay “Tell him”

Stephanie McKay “Take me over”

Amp Fiddler “Heaven” (feat. Stephanie McKay)

Alongside r’n’b superstars like Justin, Kelis or Beyoncé who are making quite good comebacks, let’s focus on the talented but less hyped Stephanie McKay, who debuted with Brooklyn Funk Essentials and did backing vocals for several mc’s. Her first 2003 lp has been overlooked despite Portishead’s Geoff Barrow production and she also sings with funk legend Amp Fiddler on his latest album while “Tell it like it is” will be on her forthcoming second effort due this fall.

01 septembre 2006

SexyBack

De retour, enfin. Bilan des vacances, j'ai pris ma claque aux concerts extra de Dizzee Rascal et Chk Chk Chk, animé des émissions sur la baile funk et la pop sucrée, bien aimé "La science des rêves", ai essayé de siffloter "Young folks", de faire l'amour en écoutant CSS, tapé dans mes mains avec les Pipettes, et décrété que "Me and U" était la bande son parfaite d'un été lascif et offert.
Et puis ce fut le drame, un vilain crash de disque dur, boum plus rien, on repart à zéro.

Du coup je n'ai pas de nouveautés à vous proposer pour l'instant mais j'ai retrouvé quelques remixes bien sympa sur un cd-r qui trainait, les deux premiers sont fait pour danser, les autres plutôt pour chiller comme ils disent dans les revues branchées.


Mekon feat. marc Almond "Please stay" (Royksopp remix)


Animal Machine "Persona" (Para One remix)


Le Tigre "After dark" (Diplo remix)

Emiliana Torrini "Sunnyroad" (Manasseh remix)

Well I'm finally back. During these holidays I've seen some amazing gigs from Dizzee Rascal and Chk Chk Chk, hosted broadcasts about baile funk and bubblegum pop, seen Michel Gondry's "The science of sleep" and recommend it, clapped hands with The Pipettes, tried to whistle to "young folks", to make love and listen to CSS, and finally decided that Cassie's "Me and U" was a perfect summer anthem. But everything wasn't ok though, due to a hard drive crash I've lost almost everything, so let's dance and chill to some good old remixes for the moment.

03 août 2006

Damn wish I was your lover

Je ne connais que peu l’œuvre de Paul Simon, ayant juste grandi avec « You can call me Al » et quelques titres avec Garfunkel, comme tout le monde.
Mais voue un certain culte à sa chanson « 50 ways to leave your lover », ses paroles aigre douces et sa mélodie qui résiste à toutes les époques, à tous les contextes, à tel point que n’importe quelle occasion est bonne pour la caser, le mix années 70 d’il y a quelques semaines, un début tranquille de soirée, une compil à une égérie déjà prise, etc.
La dernière fois qu’elle réapparut à mes oreilles, c’était avant le concert des rappeurs de Spank Rock aux Eurockéennes, maltraitée par des dj’s balèze, mais avant il y eut bien d’autres versions.
Celle un peu reggae de Shinehead sur le projet pré electroclash de Trevor Jackson Playgroup, celle plus néo soul des alchimistes Platinum Pied Pippers et plus drôle, une relecture baba par le douteux Michel Delpech, qui conserve malgré tout l'humour et la tendresse de l’originale.

Baltimore Bass Connection “50 ways to leave your lover”

Playgroup “50 ways to leave your lover”

Platinum Pied Pippers “50 ways to leave your lover”

Michel Delpech “Trente manières de quitter une fille”


I’m not a Paul Simon addict, like everybody else I grew up with « You can call me Al » and his songs with Garfunkel but I am totally fond of his classic “50 ways to leave your lover”, whatever version or moment I play or listen to it : a 70’s mix, tape for an unavailable wanted girl, etc.
Last time I heard it was unexpected, just before a Spank Rock gig with those crazy dj’s from Baltimore.
You may already know the Playgroup and Platinum Pied Pippers versions but I doubt you’ve ever heard the french middle of the road singer one, rather faithful to the original.

01 août 2006

Cotton eye Joe

Basement Jaxx reviennent à la rentrée avec un « Crazy Itch Radio », un album pensé comme une émission imaginaire où l’on entendrait de tout et parfois n’importe quoi.
Du gros son comme souvent, mais nettement plus souple, moins agressif que les précédents.
Ne vous attendez pas à de tueries rock façon « Where’s your head at » (qui samplait Gary Numan) ou « Cish cash » (qui récitait Siouxsie, tiens ça faisait longtemps qu’on ne l’a pas nommée ici), on revient aux sonorités latines et ensoleillées du vieux « Rendez vu » avec des chœurs et des vocodeurs souvent too much.
Il risque donc d’en décevoir pas mal, mais contient ici et là quelques singles potentiels à même d’amener un peu de fantaisie (on ira pas jusqu’à dire folie) sur les ondes et ravir les amateurs de pop sucrée.
« Take me back to your house » est un genre de Malabar bi goût avec de drôles d’ingrédients dedans, une base dance idiote (« Joue moi une chanson country et embarque moi chez toi ») tout ce qui a de plus classique et puis un banjo très entêtant qui finit par sortir la chanson du lot et ne plus vous quitter.

Basement Jaxx "Take me back to your house" (removed)


Don’t expect the next Basment Jaxx album to be as rough as “Cish cash” (featuring Siouxsie !) or “Where’s your head at” (sampling Gary Numan !), you will be slightly disapointed.
If you enjoyed the sunny melodies à là “Rendez vu” and bubblgum pop in general tough, you might like their forthcoming “Crazy itch radio”, especially that silly dancey country song which will probably end at a hit single, as usual.