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1988 c'est l'année qui a vu sortir des classiques des Pixies, Public Enemy, Sonic Youth, Happy Mondays, My Bloody Valentine, Erik B & Rakim, Leonard Cohen, excusez du peu.
1988 c'était aussi l'année de mes 10 ans et accessoirement celle de l'alors très jeune et jolie Dana Dawson.
Dans la série plaisir coupable "Ready to follow you" se pose là, c'est le genre de sucrerie qui faisait ma joie devant le top 50.
Le titre a surtout marché en France, elle eut d'autres succès avant d'intégrer la troupe de "Rent" à Broadway après une longue traversée du désert.Sa redécouverte récente est une surprise spatio temporelle, la production terriblement kitch est sauvée par une voix touchante et un texte (écrit par l'égérie 60's Jacqueline Taieb) que je ne comprenais pas à l'époque qui a aujourd'hui une résonnance toute particulière.
Dana Dawson "Ready To Follow You"
File it under guilty pleasure. I'm not sure if this 1988 song was a hit outside France but it was a big crush when I was ten and I still like it nowadays, not much for that cheesy production but her teenage voice and very simple lyrics (written by 60's fille sourire Jacqueline Taieb) that mean a lot to me right now.
PS : depuis la création de ce blog il m'est arrivé de recevoir de rares messages de labels me reprochant de mettre tel ou tel morceau en ligne, mais je ne me doutais pas qu'un jour un artiste culte fasse l'inverse.
C'est ainsi que le vénérable Derrick Lara a exprimé sa joie de retrouver (dans le sens premier du terme, il n'en possède plus l'enregistrement original) ici sa reprise reggae du "Don't stop till you get enough" enregistrée avec Trinity.
Le label par ailleurs excellent Soul Jazz qui l'a réédité sur une compilation n'a apparament jamais eu la délicatesse de le contacter...
PS bis : R.I.P. Stylus Magazine
En rotation lourde sur mon baladeur dans le tramway, la compilation FabricLive 36 mixée par James Murphy de Lcd Soundsystemet son accolyte Pat Mahoney.
Ceux qui apprécient principalement les sonorités rock des New Yorkais risquent d'être déçus, il n'y en a pas beaucoup.
Mais je recommande à tout amateur de dance music hédoniste en générale, et de disco spatiale en particulier de se jeter sur ce disque, la sélection y est particulièrement classe.
On y retrouve notament ce morceau produit par Kid Creole, dont je vous propose la version intégrale, retravaillée par Brennan Green, dèjà présente il y a quelques années sur la compilation essentielle "Mutant disco".
Gichy Dan "Cowboys & gangsters" (Shux edit)This delicious disco track produced by Kid Creole already heard on the first Mutant Disco comp came back to my ears while listening to the excellent FabricLive 36 mixed by guys from Lcd Soundsystem who deliver a flawless selection as usual, with very few punk rawk guitars but full of loops and hedonist grooves.
Rares sont les albums de dj ou producteurs découverts avec des remixes qui tiennent la route.On loue souvent leur éfficacité où leur faculté à transformer le materiau original mais lorqu'ils sortent leurs propres compositions ce n'est pas toujours à la hauteur.L'exemple de Boys Noize me paraît adapté à ce constat, beaucoup portent son album "Oi Oi Oi" au pinacle mais rien ne m'enthousiasme plus que ses bonus tracks relégués en fin de disque, des remixes sortis il y a quelques mois pour I-Robot (le martial "Frau") et surtout Feist (sublime relecture de "My Moon, My man").Le reste est peut être techniquement parfait, terrassant d'agressivité métallique, mélodiquement l'Allemand a sans doute du chemin à faire pour justifier son statut néodaftpunkien.A l'exception notable d'un titre proche du remix de Feist, vraiment très très beau avec son alliage de basses et de cordes qui ne dépareillerait pas dans un mix nu-disco de Morgan Geist.Boys Noize "Shine shine"Le Danois Kasper Bjørke s'est également fait connaître sur des remixes, pour M.I.A. et The Glass entre autres, et son premier disque "In Gumbo" se laisse agréablement écouter, pour les amateurs-trices de sonorités no wave et punk funk toujours .
Kasper Bjørke "Thunderstorm"
On finit avec les Suédois de Familjen, qui ont sorti il y a quelques mois un "Det snurrar i min skalle" aux paroles dans leur langue maternelle, donc incompréhensibles pour la plupart (si il faut c'est aussi débilisant que Yelle) mais universellement pop, le même disque en Anglais serait probablement un carton planétaire à la CSS.
Familjen "Nån gång"
Three example of fresh European electro with a pop ambition.
I'm not totally convinced by the smashing debut album from Boys Noize, it's undoubtely great stuff but lacks IMO of some strong melodies, my favorite tracks remain the remixes he did for I-Robots and especially Feist. "Shine shine" though, is constantly on repeat these days.
Kasper Bjørke's debut album is highly recommended for no wave and punk funk lovers, and I believe there's a lot amongst you readers.
Familjen's album released domestically in Spring would be a hit like CSS did last year if their songs weren't recorded in their mother tongue, all their tracks are fine and ridiculously catchy.
J'avais déjà posté un morceau de Chris Price l'an dernier, en voici un autre du musicien/producteur de Washington pour signaler la sortie de son album "Post pop parade" aux références éminement eighties avec beaucoup de synthés dedans.
Morceau le plus évident du disque, le badin "Heat up" le voit revisiter avec plus ou moins de bonheur l'electro-funk de Mantronix.
Chris Price "Heat up"
One year after I've posted a demo from Chris Price, that Washington singer/songwriter/producer has finished his album "Post pop parade" which delivers dark songs using the best of eighties sounds from new wave to electro-funk.
A chaque rentrée ses nouveautés qu'on attend pas, occupé à scruter les nouveaux Radiohead, Wu Tang Clan, Underworld ou Britney (rayer la mention inutile), il est des petites découvertes qui vous prennent par surprise, vous donnent le sourire et vous aideront surement à relativiser en cas de déception.
Alors voilà, si vous n'en avez rien à secouer du nouveau Babyshambles, allez jeter une oreille au "Yellow Gauze" de Bibi Tanga Et Le Professeur Inlassable.Cet émule de Sly Stone originaire de Centrafrique n'en est pas à son premier essai mais c'est le premier à arriver à mes oreilles, via FIP (qui ré-émet à Marseille depuis peu, vous n'imaginez pas à quel point ça me met en joie).
Du groove dépaysant qui tient autant de l'afro beat et du funk que du hip hop, avec des voix enjouées et des arrangements particulièrement léchés.
Ils seront début Décembre aux Transmusicales de Rennes et probablement partout l'an prochain, on prend les paris ?
Bibi Tanga Et Le Professeur Inlassable "It's the earth that moves"
Ok, I know you're all waiting for the next Radiohead or the next big thing so this funky stuff might not be the first thing you'll check out but this is one of this season's good surprises.The new album from an African born musician who claims to be influenced by the likes of Sly Stone, Curtis Mayfield is a hit, no matter which mood you are, your feet won't resist.
Il faudra bien un jour que les Chromatics se fassent connaître en dehors de la blogosphère tant leur musique est envoutante à plus d'un titre.
Ces New Yorkais signés chez Italian Does It Better (le meilleur nom de label au monde ?) ont sorti en début d'année le beau "In shining violence" qui n'est à ma connaissance pas arrivé ici, et viennent de finir le tout aussi singulier "Night Drive", disque de nuit assurément.
Leur patte est assez unique, une disco blafarde aux accents cold wave, pas franchement taillée pour les dancefloors (quoiqu'on imagine bien ces titres prendre une autre dimension sur scène), qui vibre à chaque instant de pulsations synthétiques.
Pour vous en convaincre, jetez donc une oreille à leur reprise du toujours actuel "Running up that hill" de Kate Bush et à cette incantation qui ouvre magnifiquement l'album.
Chromatics "I want your love"
I was introduced to the tremendous music from Chromatics with their previous LP "In shining violence", a truly gem released few months ago through Italian Does It Better label.
You might already heard their Kate Bush cover that many blogs poster, here's a beautiful track from the accurately titled "Night drive" that embodies the whole band touch, made of slow disco and cold wave.
Une fois n'est pas coutume il y avait, outre le match de Rugby, quelque chose à faire ce week end à Marseille, en l'occurence le Festival Marsatac auquel je me rendais pour la dèjà 5ème reprise.
Une belle affiche avec des tas de groupes et dj's dont certains ne passent jamais dans le sud, tout ne fut pas parfait loin de là mais les prestations de Divine Comedy, Architecture In Helsinki ou encore Ty valaient le détour comme vous pouvez le lire ici et aussi là.
La bonne surprise pour ma part est venue d'un groupe dont je n'attendais rien, que j'avais perdu de vue mais qui mine de rien m'avait initité aux musiques sans guitares voilà dix ans, avec le toujours raffraichissant "Polydistortion".
Les Islandais de Gus Gus ont sorti un 5ème album "Forever" passé franchement innaperçu au printemps, et dont je n'avais pas entendu une traitre note avant de les revoir.
Le line-up originel a été chamboulé, au lieu d'une chanteuse ils en ont trois aux formes généreuses, plus un gars avec un look chapeau de cowboy/tignasse digne de Rednex.
Musicalement, l'électro-trip hop des débuts a laissé place à une house des plus plaisantes, avec des beats tout simples, pas de saturations EdBangeriennes ou de samples flashy, et des voix de diva disco soul étonnantes de la part de filles venant du pays le plus blanc du monde. C'est sensuel et additif, même si on est loin de l'originalité de leurs premiers disques.
Gus Gus "You'll Never Change" Tiens et tant qu'on y est, petit flashback avec un extrait de leur "This is normal" sorti en 1999, époque où ils avaient enflammé la Route du Rock St Malo, et un remix massif d'un de leurs premiers singles.
Gus Gus "Very Important People"
Gus Gus "Polyesterday" (Amon Tobin Remix)
Gus Gus is one of the bands that introduced me to electronic music in the 90's, I loved their two first albums but didn't like the rest, and didn't listen to their latest record released this spring until I saw them live this weekend.
It isn't as fresh as their debut but their soulful house made me dance and wanting to give'em another chance, "Forever" might not be the hippest album of the year but if you like early tunes by Inner City you'll love it.
If not, just listen to the other tracks released years before that are little classics to me.
Petit mix en attendant que j'ai un peu plus de temps pour parler de mes derniers coups de coeur, j'en déconseille l'écoute si vous avez envie de flemmarder, c'est assez remuant dirons nous.
A très vite.CARNIFULL TRIO "Song for guido"
LADYHAWKE "Paris is burning"
EMMON "Rock D'Amour"
REMI NICOLE "Go Mr Sunshine" (Punks Jump Up Remix)
HOWLING BELLS "Low Happening" (Presets Remix)
JUSTICE "D.V.N.O." (Mathematikal Re-Edit)
MATHEMATIKAL "This is Plonk"
LA PRIEST "Engine" (Erol Alkan Re-Edit)
LCD SOUNDSYSTEM "Get Innocuous" (Soulwax Re-Edit)
!!! "Must Be The Moon" (Midnight Juggernauts remix)
THE CHEMICAL BROTHERS "The Salmon dance" (Hervé remix)
THE CONCRETES "Keep yours" (Kleerup remix)
BAT FOR LASHES "What's a girl to do" (Plaid remix)
HUSKY RESCUE "Nightless Night" (Fink Remix)
MisterBlog's Pardon My Mix Sept '07
Here's a little mix for waiting new posts, don't listen to this if you want to chill, it's a lil bit bouncy.
La France pleure Jacques Martin mais il est une disparition qui me touche plus en ce vendredi noir, celle de Super Nana, animatrice emblèmatique d'une certaine FM qui a marqué mes années collège avec des émissions de libre antenne délirantes qui avaient achevé de rendre insomniaque et hilare toute une génération.
Trop jeune pour avoir connu ses débuts sur Carbone 14 c'est comme beaucoup sur Skyrock que je découvrais ses impertinences plus ou mois graveleuses, ses auditeurs et personnages hauts en couleurs, sans oublier sa bande de joyeux drilles, du Prince de Haynin à Laurent Petitguillaume.
Et entre deux prises d'antenne il y avait de la musique mais rien qui ne ressemblait à ce qui passait en journée, elle avait le don de dénicher les plus improbables groupes comico-alternatifs dont quasiment seuls ses auditeurs se souviennent, mise à part peut être Billy Ze Kick ou les VRP.Les titres qui suivent n'ont musicalement que très peu de rapport avec les artistes défendus ici mais ils évoqueront à certains d'entre vous de sacrés fous rires avec le balladeur caché sous la couette.
Demain Les Poulpes "J'habite pas à New York"
Les Raggamins "Un balai dans le cul"
Les Nains de Jardin "Vive le camping"
Blair "Pomme de terre"
These tracks are all about parody and hard to translate humour, so I don't think that they are enjoyable if you don't understand french.
Anyway this post is intended to pay tribute to a great and hilarious radio presenter famous in the 90's called Super Nana, who sadly passed away yesterday.
Cette semaine avait à priori tout pour déprimer : entre les impôts, le retour du froid (enfin tout est relatif, on va dire le retour du mistral), des galères sur le pc et pire, la reprise du travail, ça fait beaucoup en même temps mais depuis quelques jours j'ai décidé que je n'allais plus me passer d'une chanson, que c'était la plus charmante, obsédante, enthousiasmante entendue cette année pourtant pas avare en friandises, et que son écoute répétée à l'envie ne pourra qu'améliorer le quotidien, du réveil au soir, sans se lasser.
Où il faudra encore une fois remercier Fluokids qui entre deux remixes tapageurs ont mis en lumière LA perle pop de 2007.
Arrivé trop tard à nos oreilles pour être le tube de cet été, le "Paris is burning" de Ladyhawke sera peut être celui de l'automne, ou de l'an prochain, ou restera un hit planétaire (oui, un autre monde est possible) secret trop savoureux pour ne pas être partagé entre gens de bonne compagnie.
Cette Australienne n'est apparament pas encore signée mais ce serait vraiment étonnant que d'ici quelques semaines ou mois les labels les plus futés ne sortent pas les chequiers pour avoir la primeur de ses ritournelles qui sonnent un peu comme du Chrissie Hynde (pour cette voix flottant toujours entre mélancolie et euphorie) chantant avec Phoenix (pour la dynamique), soit une certaine idée du single pop à l'ancienne, ultra référencé mais tellement frais qu'une fois adopté, ce morceau ne vous lâche plus.
Ladyhawke "Paris is burning"
L'autre morceau présenté sur sa page (et chez les tout autant séduits Versus) est plus anecdotique mais également très prometteur.
Ladyhawke "Back of The Van"
I might be wrong, but I can't imagine hearing a better song than "Paris is burning" by the end of the year, it has amazingly catchy melody and such a gorgeous voice making me think what would have sing Chrissie Hynde if she met Phoenix.
Overplaying this song is guaranteed to make you smile, if you don't like it you just don't like pop but I'm sure you'll be enjoying this as much as I did since I discovered it at Fluokids.
And there would be no justice if this charming (and unsigned !) Australian newcomer doesnt breakthrough in the next months.