31 juillet 2005

Bad day

L'imprévisible Philippe Katerine revient bientôt avec "Robots après tout" (clin d'oeil aux Daft Punk ?), un album-concept produit par Gonzales entres autres, et haut en couleurs, on peut en écouter quelques extraits ici.
Ceux qui connaissent le gout de la provoc' et l'orginalité des précedentes facéties de l'auteur de "Je vous emmerde" ne devraient pas être déçus, les auditeurs distraits secoués par cet opus qui propose comme d'habitude quelque chose de frais au niveau textuel et sonore, cocktail de nonchalance et d'humour noir qui va peut être diviser mais certainement étonner.
A l'image de cette démo improbable qui a déjà titillé les auditeurs de Nova l'an passé et que l'on devrait retrouver sur ce disque très attendu.

Katerine "Marine LePen"

Philippe Katerine is one of our finest songwriters, his records always bring something fresh, lyrically and musically speaking.
"Robots après tout" ("Robots after all", a joke refering to Daft Punk I suppose) is his forthcoming concept album, produced by Gonzales among others.
This wicked song narrates a nightmare involving a local (racist) politician, hard to translate but very funny.

29 juillet 2005

Thanks God It's Friday

A l'approche du week-end, voilà un peu de disco millesimée Studio 54 avec ce morceau rare de Norma Jean Wright, chanteuse méconnue qui a tout de même été une des choristes de Chic.
Lorsqu'on évoque ces derniers, on pense surtout au guitariste Nile Rodgers et au regretté bassiste Bernard Edwards qui formaient la paire de musiciens/producteurs la plus prolifique de l'époque, qui ont écrit une bonne centaine de hits pour Diana Ross, Bowie, Duran Duran, Madonna, Sister Sledge, j'en passe et des plus tubesques.
Ils ont également apposé leur touche magique sur le premier album quasi introuvable de Norma Jean, en 1978, avec des perles qui ont surtout connu un succès en club, un disque luxuriant et euphorisant qui mériterait d'être réedité tant il fait partie des plus beaux trésors cachés du duo et réévalue l'importance de cette diva à l'aune de leurs autres interprètes.

Norma Jean "Saturday"

Something for the week-end with Norma Jean Wright, one of the gorgous voices of Chic.
We all know the skills of musicians and producers of RIP bassist Bernard Edwards and guitarist Nile Rodgers, who wrote some of the biggest hits of the disco era and a bunch of tunes for the greatest pop names, but they also produced the first and great album from Miss Norma, which deserves a re-issue regarding the quality of this track.

28 juillet 2005

Angela Mwen ké fend' tchou aw

Sybris c'est un jeune quatuor Americain qui sort sur le label indépendant Flameshovel son premier album en Aout, dont est extrait cet explosif "You're Only Confident In Your Insecurities".
On en sait pas beaucoup plus pour l'instant, mais comme le souligne le webzine Pitchforkmedia dans sa chronique plutôt positive, ils s'inscrivent dans la lignée des groupes à guitares des années 90, avec une chanteuse, la volcanique Angela Mullenhour, rappelle dans ses intonations les fascinants Life Without Buildings et les plus connus Yeah Yeah Yeahs.
Un beau condensé de rage et d'intensité, avec parfois des pointes d'accalmie dans la même chanson, un potentiel prometteur qu'on peut apprécier sur d'autres morceaux en écoute sur leur site.

Sybris "You're Only Confident In Your Insecurities"

American four-piece indie band Sybris releases his debut LP in August on Flameshovel Records.
The lead singer, Angela Mullenhour sounds passionate and as emotional as furious, like the fascinating Life Without Buildings or Yeah Yeah yeahs at their best moments, you can hear other songs and demos on their website.

27 juillet 2005

I'm better than that

Dans les compilations de reprises de la série "La musique de Paris Dernière" de Beatrice Ardisson, on trouve de tout mais surtout n'importe quoi.
Le 4ème volet ne déroge pas à la règle avec des relectures de fort mauvais gout qui amusent à la première écoute mais donnent envie de zapper ensuite.
Ce n'est pas le cas de cette superbe version du "Survivor" des Destiny's Child par l'Anglais au timbre de velours Tim Keegan.
Certains l'avaient peut être entendu en live lors de sa tournée de 2002 avec son groupe Departure Lounge, d'aucuns s'accordaient à dire que c'était, hélas pour eux, le meilleur morceau de leurs sets.
La version studio est tout aussi belle, donnant un éclairage très différent de la version originale, mettant en avant l'écriture de haute volée des producteurs de Beyoncé et ses ex-partenaires de jeu.

Tim Keegan "Survivor"

Beatrice Ardisson's "La musique de Paris Dernière" is a french serie of compilations featuring odd covers, generally far from essential, even there's always some interresting stuff.
The fourth volume contains a very nice version of Destiny's Child's "Survivor" by Tim Keegan, previously sung live in 2002 with his band Departure Lounge and probably better than any of his own songs, sadly.

Candy shop

Spiked Candy est l'excellent blog d'une Australienne passionnée de pop des années 60 à nos jours, avec une certaine obsession pour les raretés de la periode yé-yé.
Hello to Spiked Candy, a recommanded Australian blog where you can hear twee songs from 60's to nowadays, with a lot of hard to find French gems from the "yé-yé" era.

Class of 99

Réhabilitons aujourd'hui un des tubes les plus improbables de ces dernières années, le "Everybody's free to wear sunscreen" (1999) de Baz Luhrmann.
Celui-ci est davantage connu pour sa carrière de clippeur et de réalisateur de films comme "Romeo + Juliet" et "Moulin Rouge", où la musique jouait un rôle important.
Ce n'est pas vraiment une chanson, mais un article de journal (le pourquoi du comment est expliqué ici) lu par le metteur en scène sur fond de downtempo assez atypique.
Les paroles (traduites ici) le sont tout autant, mais marquantes, un genre de manifeste alterconsumériste à l'attention des jeunesses qui avait décroché la timbale dans pas mal de pays anglo saxons.
Pas chez nous, même si le clip (que je recherche désespèrement, l'appel est lancé) passait régulièrement dans des émissions tardives comme "Alternative Nation".
Voilà l'occasion pour certains d'entre vous de découvrir cet ovni que j'écoute avec toujours autant de plaisir que de nostalgie.

Baz Luhrmann "Everybody's free to wear sunscreen"

Back in 1999 with one of the weirdest surprise hits of the last past years, huge in english speaking countries and unreleased in France, although numerous rotation of its video (if anyone have a stream of it, please send it to me).
In this novelty record, acclaimed director of "Romeo + Juliet" and "Moulin Rouge" does a spoken word based on a newspaper article, with a strange downtempo groove.
Not really a song, but a track to remember.

26 juillet 2005

You can't hurry love

En attendant le Danger Doom (Mf Doom sur des productions de Danger Mouse : à priori une tuerie) ou le nouveau Blackalicious à la rentrée, les amateurs de hip hop de facture "classique" (entendez par là du rap avec des samples et des scratches, qui ne soit ni du Neptunes, ni du crunk, ni du grime) ont de quoi patienter avec Hezekiah.Avant de sortir le réussi "Hurry up and wait" sur l'excellent label Soulspazm, ce natif de Philadelphie a un long background de musicien et producteur pour des pointures telles que Musiq Soulchild ou la grande Bahamadia présente sur le single "Gipsy slang", sorti en 2003 déjà.
Il a pris son temps pour chiader dans les moindres détails une bande son old school et intemporelle nourrie de jazz, soul et funk qui n'ont rien à envier aux pièces maîtresses de Jaydee ou Madlib.
Rien de vraiment révolutionnaire en soi, mais un bon disque, cohérent et sans temps mort, qui devrait s'inscrire dans la durée et plaire aux fans de Slum Village ou The Roots, comme en attestent la flûte et la guitare de ce morceau entêtant.

Hezekiah "You"

Philadelphia raised Hezekiah releases last but not least his first album ever, the excellent "Hurry up and wait", many years after his first producing works and the single "Gipsy slang" featuring Bahamadia.
Not really revolutionary, but a standard and classic effort, like this perfect track for those who like flute and guitars loops and cannot wait for the new lp's from Blackalicious or Danger Doom, due to fall.

One step beyond

"Generation", le nouvel album des roublards Audio Bullys ne devrait pas dépayser ceux qui avaient aimé (ou pas) leur premier essai, "Ego war" (2003).
On y retrouve le coté franc du collier qui leur valut l'étiquette d'hooligans du dancefloor, avec des titres franchement bourrins qu'on testera plus volontiers en soirée qu'à la maison, comme le single "Shot you down" qui massacre un sample de Nancy Sinatra et pousse le bouchon un peu trop loin, laissant craindre une suite 100% criarde et sans subtilités.
Or comme dans leurs précédentes aventures, Tom Dinsdale et Simon Frank alternent boucheries destinées aux clubs et grooves plus souples, de vrai bons moments de northern-soul-dub-hip-hop comme seuls les Anglais savent en pondre.
Et même de vraies chansons, comme cet étonnament pop "This road", où ils invitent le vénérable Suggs, à qui ils avaient déjà payé tribut sur un volet de la série de compilations "Back to mine" dans laquelle ils avaient glissé le "My girl" de Madness.
Une belle rencontre, quelques grammes de sensiblerie dans un album batârd.

Audio Bullys "This road"

"Generation", Audio Bullys' new LP isn't very different from the previous "Ego war" from 2003.
A lot of crappy club oriented tunes like the lead single "Shot you down", but some nice and slow jams too.
"This road" features the voice of Suggs from Madness, after the seminal "My girl" had been selected on a "Back to mine" compilation.
The result of this collaboration is a decent pop song lost somewhere between very, very loud tracks.

22 juillet 2005

Song of the storm

Icalma c'est le pseudo que s'est choisi Philippe Boissier, un Français installé au Chili mais nourri de rock Anglo Saxon (il cite Cure, Pixies, My Bloody Valentine...).
Il a sorti au printemps "Bun on und" un beau disque de musique lancinante et prenante, avec de nombreux morceaux chantés par la formidable Armelle Pioline du groupe Holden .
Celle-ci confirme tout le bien que l'on pensait d'elle depuis ses albums avec son groupe, mais aussi sa collaboration de l'an dernier avec Prudence, elle n'a pas son pareil pour donner vie à des compositions déjà de haute volée, comme ce "Parfois elles chantent" qui rappelle le son de la coldwave et du shoegazing, dont un revival semble imminent.
Ne passez pas à coté de cet album un peu noyé dans la masse, au charme vénéneux mais pas forcément immédiat.

Icalma "Parfois elles chantent"

Ready for a shoegazing revival ?
Icalma is a French project involving Philippe Boissier on music, and the beautiful voice of Holden frontwoman Armelle Pioline, backed by tortured guitars.
From the highly recommended album "Bun on und", don't miss it.

L.A. Confidential

La curiosité de la semaine nous vient de Los Angeles, avec un duo fantasque qui répond au doux nom de Mynx, qui n'ont pour l'instant pas sorti grand chose que ce drôle de single qui mélange dans un shaker punk, disco, new wave et rappelle l'extravagance cheap des Ssion et autres Peaches, en véhiculant qui plus est un message fort : "I'm gay/I'm straight/We're so L.A. !".
En allant faire un tour sur leur site, vous pouvez écouter des démos tout aussi cocasses, avec en point d'orgue une reprise déviante de "My sharona".
En jetant un oeil sur la galerie, on peut constater qu'ils ont le sens du look, et se faire une idée de leur shows qu'on imagine bien délurés.
Vous ne voyez toujours rien venir ? Dans ce cas Orlando exige le clip ...
Ah ouais quand même.

Mynx "I'm so L.A."

From Los Angeles, this duet called Mynx delivers a mix of punk, disco and new wave so extravagant it reminds of Ssion or Peaches.
Alongside their first single selected today you can check some demos, kinda hot pictures and video through their cheap and funny website.