20 avril 2006

Oops, I did it again

Les gars qui s'occupent du planning de Rihanna ont franchement déconné, son récent "S.O.S." est sorti bien trop tôt pour faire un tube de l'été, le clip reveille-libido est déjà en rotation sur toutes les chaînes et le single va peut être détrôner dimanche Gnarls Barkley (je parle des charts anglais, chez nous ça se joue entre "La boulette" et "Papa pinguin", hum).
Avec sa production très Richard X et son sample bien tourné de Soft Cell c'est en tout cas un des bons petits plaisirs mainstream du moment, et malheureusement comme souvent l'album ne suit pas.
Remplissage de ballades ronronantes et de reggae ronflant, on attend en vain le gimmick qui tue, le crossover ultime, rien de tout ça, finalement les seules occasions de danser pétasse résident en un millionième featuring de monsieur Paul, et d'un remix urbain de son précédent hit.
La prochaine fois peut-être...

Rihanna "Break it off" (feat. Sean Paul)

Rihanna "Pon de replay" (full phat remix)

Having a big crush on the sexy video and efficient soft cell sample for her Richard X-like brand new hit "S.o.s", I was expecting some big tunes on the second Rihanna album.
Unfortunately like many other pop acts, it's filling with ballads and slow reggae jams, the only danceable tracks beside the single feature Mr 1000 featurings and an urban remix from her last year summer anthem, a little bit disapointing but quite pleasant though.

One of these days

Ce titre de l'Irlandais David Mc Williams (disparu en 2002) m'avait marqué plus jeune et passe de temps en temps sur Nostalgie, mais impossible d'en avoir les références, il a donc fallu que j'en fasse la description ("entre Eleanor Rigby et Intials B.B.") à mon paternel, qui ne s'interesse pas vraiment à la musique mais a connu les années 60, pour le retrouver.
Peut-être pas aussi magique que dans mes souvenirs mais quand même essentiel, ne serait-ce que pour les arrangements de cordes on ne peut plus classieux et l'usage d'un mégaphone sur le refrain.
Dans l'ombre de Donovan et Dylan ce songwriter n'a pas vraiment laissé une trace impérissable, mais son single a connu plusieurs vies, repris version garage, disco, cabaret et même en allemand. Si vous en connaissez d'autres n'hésitez pas.
Thanks to my father I found out at last who sang that 60's song similar in my souvenirs to Eleanor Rigby and Gainsbourg's Initials BB I liked when I was a child.
Sometimes airplayed on french goldies radios, I finally picked it out and discovered some interesting covers, from garage to cabaret through disco and german version.
If you have other ones in your collection, just let me know.

17 avril 2006

Slave to the rhythm

Si je vous dis "Let the music play", vous me repondez Barry White mais on ne va pas parler de lui aujourd'hui.
Trop jeune pour avoir dansé dessus à sa sortie en 1984, je bloquais depuis un certain temps sur la chanson de Shannon et surprise en zappant sur VH1 je tombe sur le clip, qui n'a rien d'exceptionnel mais a motivé ce post.
Il y a quelques morceaux d'electro funk parus entre la fin du disco et le début de la new jack qui restent d'une fraîcheur assez irrésistible comme le titre de Chemise réhabilité par Chromeo sur le mix qui a suivi leur album ultra référencé, qui les a amené a chanter avec Dj Medhi sur son prochain maxi.
On retrouve également cette patte synthétique sur le tout dernier disque de nos amis Chicken Lips, et encore plus chez les sympathiques 33 Hz.

Shannon "Let the music play"

Chemise "She can't love you"

Dj Medhi feat. Chromeo "I am somebody"

Chicken Lips "White dwarf"

33 Hz "Call me up"

A funky post inspired by the lovely Shannon video I saw this morning on Vh1 Classic.
I didn't grow up with that sound but I especially like these synthetic singles that stormed the charts after disco death and before the new jack era.
It is still refreshing and inspires numbers of current artists as you can hear in this selection.

16 avril 2006

Back in black

Trois titres de trois époques différentes pour saluer le retour d'une des voix les plus singulières de sa génération (et des suivantes).
Mona Soyoc revient d'abord sur scène (le 22 à La Maroquinerie), et bientôt sur disque, elle nous propose sur son site un nouveau titre entêtant dans le plus pur style du duo mythique des années new wave, Kas Product.
On devrait retrouver à la production de ce come-back très attendu le maître es goth Arnaud Rebotini, moitié de Blackstrobe, qui l'avait déjà fait chanter sur son album concept et plus calme sous le nom de Zend Avesta début 2000.

Mona Soyoc "Warior lord of the wind"

Kas Product "Never come back"

Zend Avesta feat. Mona Soyoc "Aspiration"

Kas Product's frontwoman Mona Soyoc, one of the deepest voices of the 80's, returns next week end in Paris and later on a record produced with Blackstrobe's Arnaud Rebotini, who already worked with her in 2000 in a chilling track under the name of Zend Avesta.

Feels like summer

Je mentirais si je disais que les concerts (plutôt pépères) de Tony Allen que j'ai vus m'aient mis dans une transe incontrlable mais le parcours du batteur du regretté Fela inspire du respect, pour n'importe qui ayant succombé aux pulsations de l'afro beat.
Son précédent disque avait parmi ses invités le vénérable Damon Albarn, il n'est donc pas étonnant que ce dernier sorte sur son label de luxe Honest Jon's son nouvel et très bon opus "Lagos No Shaking", concentré de groove qui sent bon l'été comme sur cet extrait radieux chanté par le jeune Omololu Ogunyeke.

Tony Allen "One tree"

Tony Allen latest lp is released through the label Honest Jon's, with the help from Damon Albarn who sang on his previous album.
Another enjoyable collection of Afro beat grooves that reminds you that summer's coming.

Monophonic shit

Mis à part Mr Oizo les artistes signés sur le label F Com, pionnier de l'electro made in France, ne m'ont jamais vraiment convaincu sur la longueur mais en réécoutant certains de leurs classiques compilés de bons souvenirs me sont revenus.
A tout seigneur tout honneur, Laurent Garnier, qui avant de méchament décevoir l'an dernier avec un glissement intellounge loin de ses premiers faits d'armes, savait produire du tube.
On sait pas trop ce que sont devenus Juantrip mais les claviers et guitares surf du single qui les a fait relativement connaître se déguste avec toujours autant de plaisir des années après.

Laurent Garnier "The man with the red face" (Radio edit)

Juantrip "Shadows"

These tracks are taken from a forthcoming F Com (one of the first electro labels in France, home of the excellent Mr Oizo) retrospective compilation.
Most of you know the skills of talented Laurent Garnier before his disaponting latest lp but have a listen to that anthemic single from Juantrip, with hypnotic keys and surf guitars, always pleasant years after their first release.

13 avril 2006

Weapon of choice

L'histoire ne retiendra probablement du The Coup la pochette prémonitoire (et censurée) de leur précédent album et c'est un peu dommage parce que ce duo a tout au long de sa discographie semé quelques perles dignes de Dr Dre et Outkast, sans jamais décrocher de tube, peut être à cause de leurs textes un peu plus alambiqués et politisés que la moyenne.
"Pick a bigger weapon", leur nouvel opus ne déroge pas à la règle, on y trouve encore d'excellentes choses même si ça ronronne un peu sur la longueur.
Ce titre judicieusement placé en ouverture est bien meilleur que le single, et devrait régaler à la fois les dj's amateurs de booty, d'electro-funk et de peut-être même de hip hop.

The Coup "We are the ones"

The Coup will probably be remembered in the history of hip hop for their amazingly premonitory sleeve more than their records, though always providing funky tracks close to Outkast and Dr Dre best moments.
Here's an irresistible track (and way better than the official single) from their upcoming LP "Pick a bigger weapon".

Youth of the nation

On a pas mal parlé de Marseille aux infos la semaine dernière : procès des transferts frauduleux à l’om, caisses noires à la régie des transports, règlements de compte entre caïds, ça rigole pas.
Et la musique dans tout ça ? Eh bien une fois n’est pas coutume je vais évoquer un groupe de rock d’ici plutôt prometteur.
Dominée par le ska festif et le rap conscient en passant par le down tempo papier peint, la scène locale ne m’a que rarement intéressé, et coté guitares, seul le néo métal et le punk garage semblent émerger.
Vus et approuvés à plusieurs reprises en concert j’attendais avec curiosité le premier maxi de Nation All Dust, quatre jeunes gens que je croisais régulièrement aux rares soirées et concerts du même genre, et c’est une bonne surprise, un rock puissant mais pas bourrin influencé par le meilleur de la scène indé des années 90, de Sebadoh à My Bloody Valentine.
Outre ces deux titres vous pouvez en découvrir deux autres sur leur myspace, quant aux lectrices et lecteurs parisiens de Pardonmyfreedom, je vous encourage à aller les voir au Pop In le 16 et à La Generale le 18
, les bons soirs ils sont capables de grandes choses.

Nation All Dust “I should care”

Nation All Dust “Where it hurts”


Here’s an indie band formed in my town, Marseilles, better known for its reggae and hip hop scene.
Nation All Dust just completed their debut ep, and it’s as promising as the gigs I’ve seen, you can pick others in their myspace and in case you’re in Paris this week, try to go see them live where they are brilliant.

10 avril 2006

EZ Listening Muzak

J’ai essayé d’écouter l’album Devo 2.0., la réincarnation façon Disney du célèbre groupe de new wave dont on cause ici mais peine perdue c’est vraiment trop tiré par les cheveux comme concept pour fonctionner.
De plus en regardant le tracklisting de ce disque assurément gadget on peut déplorer l’absence d’un de leurs morceaux cultes il est vrai utilisé plusieurs fois ailleurs.
En 2002 notamment, sur un morceau dance que j’avais bien aimé, pour le sample de la ligne de basse et également pour son clip bizarre avec des gars déguisés en spermatozoïdes (une perle dont se souviennent peut être l’équipe de la Superette).
Titre qui se retrouve à son tour détourné pour devenir une tuerie baile funk tout aussi entêtante, la sensualité en plus.

Devo « Mongoloid »

Layo & Bushwacka « Love story »

Tati Quebra Barraco « Boladona »


Instead of posting a track from Devo 2.0, unfortunately one of the most unnecessary releases of the year, let’s praise a missing though influential track on this concept album.
The bassline of ‘Mongolid’ has been sampled in 2002 for a dance tune that has been sampled too, becoming a sensual and addictive baile funk hit.

03 avril 2006

Slow down

Lundi c'est gentil. Alors qu'on nous a rabattu les oreilles ce week-end de la disparition du "12", réjouissons nous du retour des Anglais de Zero 7 qui reviennent en Mai avec "The garden", troisième essai qui prolonge les langueurs de "Simple things" (2001) et "When it falls" (2004).
Les deux disques ont été assez mal accueilli de ce coté de la Manche, jugés consensuels et ressemblant trop au "Moon safari" de Air.
C'est on ne peut plus vrai mais vu que les Versaillais n'ont pas vraiment accouché d'autre classique de cette trempe par la suite, les amateurs de downtempo peuvent compter sur le duo Britannique qui, à défaut de surprendre, ne perd rien de son savoir faire avec ce nouveau disque.
Compositions fluides, arrangements cotonneux, et toujours la voix soul de Sia Furler accompagnée cette fois par le Suédois José Gonzalez sur quelques titres aux contours folk.

Zero 7 "You're my flame"

Zero 7 "Today"

Monday's chill out day. Despite negative comparisons to Air's first lp, Zero 7 first records seduced me with their AOR melodies, sweet voices and nice arrangments.
The third one is on the same vein, and features the Swedish folk singer José Gonzalez and as usual the soulful and addictive Sia Furler.